.................le sombre ménestrel ramasse doucement son instrument, une guitare de formes bizarres, délicatement pailletée puis une fois en main il la brancha à l'amplificateur. Ses compères suivent dans le noir. L'un s'installe derrière un piano-crapaud blanc éclairé par trois spots opportuns. Ses doigts déjà en position d'attaque sur le clavier brillant, il rejette sa tête en arrière avec un rire calculé; quelques cheveux restent en suspension dans l'atmosphère épaisse . Apparaît alors sous la mitraille de mille projecteurs colorés celui qui surpasse les précités par son physique avantageux, chevelure abondante d'ébène, le torse serré dans un costume à brandebourgs scintillant, le geste large , face de djinn . Dés lors, on sort de la réalité du dehors, le ton est donné ; hurlements stridants, femmes en rut cuisses écartées qui laissent tout deviner. L'air est lourd, insoutenable . Le public devient une houle monstrueuse , épileptique - Il n'y aura pas d'accalmie jusqu'à la fin ... Tout est fondu dans tous - volcan grondant - puis éclata l'éruption fumigène ! La masse s'offre en holocauste avec des soubresauts pachydermiques , farcie de larsens et de relents d'herbe................. Ph. Cirse / Concert)
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