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Dawn of War, c'est tout d'abord une vision, celle du studio Relic à propos de la guerre du 40ème millénaire. C'est aussi un jeu de stratégie temps réel basé sur l'univers de Warhammer 40K, célèbre franchise chez les rôlistes et amateurs de figurines. Après un premier volet plebscité, un add-on plutôt réussi, deux stand-alone mitigés et autant de patch changeant le gameplay du tout au tout, le second volet de la franchise DoW arrive le 20 septembre. Maus pour le bonheur des plus fervents adorateurs de l'Empereur, Relic a mis en ligne une version "Beta multiplayer" publique du jeu, récupérable sur steam. Faites chauffer les fusil à plasma ! Orks, Eldars et Tyranides vont donner du fil à retordre aux Blood Ravens des Space Marines dont la devise pourrait être "Tuez l'hérétique, purgez l'impure, éliminez le xénos !". Tout un programme !
"Au nom de l'Empereur..."
Première remarqye, Dawn of war II possède un gameplay particulier. Là où certains essaient de ne pas dépayser les joueurs chevronnés, Relic veut jouer la carte du changement, en finir avec une "certaine idée" du jeu video. Exit les bâtiments et les "builders"! La macro-gestion, gestion de l'économie et de la base, a été réduit à sa plus simple expression : votre seule bâtiment est votre QG qui produira toutes les unités du jeu. "Unités" - que dis-je ?- "escouade" serait le terme le plus approprié. L'infanterie est organisée en escouade de quelques individus à peine et sera caractérisée par sa spécialisation (tir ou mélée) et ses capacités (furtivité, grenades, anti-infanterie, anti-véhicule ou anti-tout pour certaines...). Les unités mécanisés pourront être aussi déployées sur le champs de bataille et ne pensez pas pouvoir en venir à bout avec quelques rafales de mitrailleuse, il vous faudra faire appel à l'arme adéquate et donc aux escouades adéquates pour vous en débarraser. "Infanterie/machine" et "mélée/tir", voilà les antagonistes du jeu ou, si vous voulez, le papier-caillou-ciseau du 40ème millénaire. Cependant n'ayez aucun soucis si ce système vous prend à défaut ou s'inverse dans certaines configurations (et ce sera souvent le cas!) car vous aurez toujours un joker dans votre manche : votre héros et ses fameux "wargear".
"Choppez les autres boys !"
Dès le début, le jeu vous oblige à sortir de votre base pour des sécuriser certains emplacements de la carte qui procureront trois types de ressources différentes. La première, la réquisition, servira à déployer la plupart de l'infanterie et à renforcer les escouades lorsque celle-ci auront perdu un de ses membres. PLus rare, l'énergie sera nécessaire pour améliorer le QG, débloquer et équiper les "wargear" et déployer les unités mécanisés ou les troupes de choc. Enfin, les points de victoire une fois en votre possession rongeront les PV de votre adversaire : arrivés à zéro, ils lui feront perdre la partie.Vous avez bien lu : vous pouvez gagner la partie "simplement" en défendant les trois points de victoire dissiminés à travers la carte. Vous devrez donc vous battre pour le contrôle des points, le contrôle des ressources et cela commence dès les premières secondes du jeu, n'en déplaisent au campeur-techeur ou aux amateurs de forteresse imprenables.
"Je sens le danger approcher..."
Le "map control" est synonyme de victoire mais qui sait comme il est précaire. La plupart des points stratégiques sont impossible à fortifier ; non défendus, ils tomberont en quelques poignées de secondes, entre les mains puantes de votre adversaire ou des votres qui ne révèleront pas plus propres. Car pour gagner, il vous faudra être autant As de la souris et de la micro-gestion (gestion à proprement dite de l'armée) que stratège fourbe et brillant. Embuscade, prise en étau,ou vole de points critiques seront autant d'élément-clés qui vous obligeront à anticiper les réactions de l'adversaire pour le pousser à la faute ou le prendre à défaut. Il vous faudra créer une véritable "synergie" entre les différents éléments de votre armée (déterminer ce qui est troupe d'assaut ou de soutien et savoir dans quel ordre ils interviennent et sur quels éléments de l'adversaire.) et surtout préserver ce fragile équilibre de toutes les tentatives de destabilisation de l'ennemi qui comptent bien vous mener la vie dure.
"KYAAAAAWOUAA!" (dixit un insectoïd tyranide)
Dawn of war II est donc un jeu brutal, intransigeant et donc exigeant. Les unités sont peu nombreuses sur le champ de bataille et tomberont comme des mouches si elles rencontrent leur "némésis". Vous serez souvent amené à fuir le combat, à sauvez les derniers membres d'une escouades via le bouton de retraite qui emmenera automatiquement tout le monde à l'abri, au QG, avec un bonus de defense. Mais une telle action aura des conséquences en terme de map control et de PV. Des parties très serrés peuvent se jouer à quelques dizaines de PV. Rageant et si jubilatoire à la fois... Gagner laissera une sensation de domination, pas toujours militaire dans le sens "force pure" (que ce soit en terme de skill ou de nombre d'unités) mais souvent une domination stratégique, intellectuel à mettre en place ses plans de bataille et à parer à toutes éventualités.
Lendemain de guerre.
De ce que j'ai vu du jeu, Dawn of War II est bon. Très bon. Je dirais même "frais" pour certains aspects de son gameplay (qu'il emprunte pourtant à son cousin de la seconde guerre mondial "Company of Heroes"
. Ceux qui aiment l'univers Warhammer 40K seront sans doute ravi de rédécouvrir leurs figurines en pleine action et avec un nouveau "skin". Graphiquement, c'est plutôt réussi aussi bien techniquement qu'esthétiquement. Les cartes sont jonchées de murets ou de rochers qu'un véhicule trop pressé de rejoindre la bataille pourra détruire. Les unités de mêlée sont toutes affublés de "Kill sync" qui déclenchent aléatoirement une animation spéciale, un "Finish move" souvent sanglant. Les quatres factions sont toutes différentes, attachantes et effrayantes dans leur acharnement à vouloir exterminer l'aute camp. (ndb: elles sont toutes issues de divers clichés de la culture visuelle moderne comme)
En conclusion, j'ai beaucoup aimé ce que j'ai eu entre le clavier et j'attends avec impatience la sortie du jeu complet
Edit : méfiez-vous tout de même de l'équilibre entre les factions et des bug. Relic s'est déjà permis de patcher sa version bêta pour un jeu qui est déjà en train d'être pressé par milliers sur des DVDs...
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