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JV- DS - Etrian Odyssey

CLECUvMO - 15/12/2008 à 23:16

Une fois de plus, Atlus nous montre leur savoir faire en matière de RPG. Déjà célèbre au Japon avec la série Megami Tensei, la société nippone a su aller à la conquête du marché occidental avec les franchises Personna (PS2), Trauma Center (DS, WII) ou encore Luminous Arc (DS). En marge de ces blockbuster videoludique, Atlus a eu la bone idée de nous concocter Etrian Odyssey, un dungeon-crawler hardcore au graphisme Kawaii typiquement japonais. Seulement un an après, un deuxième volet intitulé Heroes of Lagaar est disponible un magasin.

Le scénario de Etrian Odyssey tient sur une serviette en papier. Un labyrinthe, des aventuriers, une ville, des monstres. Les personnages non-jouables (PNJ), chargés de vous faire la conversation, se comptent sur les doigt de la mains. Les quêtes annexes sauront egayer vos "plongées" dans le tortueux labyrinthe d'Yggdrasil et parfois le Maître du Jeu viendra vous prévenir du danger ou vous aiguiller sur le bon chemin. Oui, vous avez bien entendu, je parle de MJ car Etrian Odyssey a bien un petit quelque chose du RPG occidental à la Donjon et Dragon.

Tout d'abord, le jeu vous laisse monter votre propre équipe d'aventuriers. Vous choisissez leur noms, leur classe parmi 9 au départ et leur apparencs parmi un set de quatre CG (deux hommes et deux femmes) tout en sachant que vous ne pourrez en emmener que cinq dans le labyrinthe. Vous, vous ne combattez pas directement, vous donnez les ordres, gérer l'inventaire et superviser l'évolution des skills des différents personnages qui sera déterminant pour la suite de l'aventure.

L'aventure justement se déroule dans les couloirs verdoyants du labyrinthe d'Yggdrasil et vous avez tout intérêt à tenir à jour la carte de l'étage, sur l'écran inférieur de la DS, si vous ne voulez pas vous perdre ! Les monstres du labyrinthe seront aussi là pour vous nuire ! Venant par groupe de deux à quatre, ils viendront vous barrer le passage à intervale régulier tout au long de l'exploration. Les plus forts d'entre eux, les FOEs, vous prendront même en chasse pour peu qui vous ayez la témérité de marcher sur leur territoire. À ce moment-là, votre petite équipe d'aventurier a intérêt à être prêt !

À cinq contre un, on peut dire que vous avez toutes vos chances ! Rapidement, le Protector brandit son bouclier pour protéger ses compagnons puis le Landsknecht joue de la hache pour réduire au plus vite les PVs du monstre. Derrière ses deux GrosBills, le gunner mirent tranquillement la jambe de la bête et l'Alchemist prépare son sort de feu. Les tours filent, la bête attaque, les aventuriers se défendent, le tout sous le regard inquiet du medic qui s'efforce de garder la troupe en vie. Voilà la bête tombe enfin. Youpi !

Pour récompenser votre vaillance, la bête vous délaisse généreusement un objet en guise de trophée que le forgeron du village aura tôt fait de transformer en arme dès que vous le lui aurez vendu. Mais voilà que le Duke du coin vous demande d'aller explorer la strate supérieure du labyrinthe, là ou vous attendent des monstres toujours plus fort, toujours plus vicieux. Après une nuit à l'auberge, un petit verre au bar et des empellettes au magasin, vous voilà reparti pour l'aventure.

L'ambiance est bonnenfant, les monstres sont colorés, la 3D des couloirs est appréciable pour une DS même si en générale, les graphismes ne volent pas très haut. Le gameplay est par contre accessible, riche et varié. Chaque classe est complémentaire et possède des skills qui vous sortiront souvent du pétrin. Malgré cela, l'aventure est atrocément longue, le scénarion affreusement quelconque, les couloirs inchangeablement les mêmes. C'est avec un soupir résigné qu'on ordonne aux aventuriers pour la cinquantéunième fois d'attaquer d'abord le papillon et ensuite l'espèce de taupe qui est à côté.

On aurait aimer plus de variétés dans l'aventure. Les quêtes restent de sombres prétextes pour vous faire crapahuter dans le labyrinthe et seule la notion de challenge peut vraiment motiver d'aller au bout (et peut-être un peu plus loin) de l'aventure.

 

Tags : Critique DS
Catégories : Critique DS

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