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Blogroll
Ca fait un moment que ça me trotte dans la tête et que ça me démange les doigts : j'avais envie de changer un peu du registre journalistique et de me remettre à écrire de la fiction. Ca faisait bien 4 ans que je n'en avais pas écrit une ligne. J'ai quelques idées de projets plus ou moins sérieux en tête ; celui que je publie ici ne l'est absolument pas (sérieux), c'est juste pour me dérouiller un peu l'imagination et me rappeler un peu comment on raconte une histoire. J'écris au fil de la plume, ça risque d'être décousu, ennuyeux, maladroit, voire complètement nul. Je vous autorise à ne pas le lire (je suis vraiment trop gentille), mais si vous le lisez et que vous avez un avis à me donner, je suis toute ouïe !
Pour le moment j'ai décidé d'appeler ça "Aglaé : les nouvelles aventures de Boucle d'Or", parce que c'est bien pompeux comme j'aime. Au cas où, je précise que le texte publié ici est la propriété de son auteur (moi), et que son auteur (toujours moi) en interdit la diffusion, le copiage/collage, la reproduction intégrale ou partielle, le plagiat, et si d'aventure un escroc mal intentionné venait à me piquer mon histoire pour en faire un best-seller (ben quoi, on peut rêver !) il aurait affaire à moi. Non mais.
Bon, pour ne pas faire un trop gros pavé (et parce que je l'écris au fur et à mesure), je vous la mets en petits bouts. Voici donc le premier petit bout :
(Edit du lendemain : dans la précipitation, j'ai oublié de préciser que c'est plutôt une histoire pour enfants, mais bon je pense qu'on s'en rend compte assez vite en lisant...)
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Quand elle se réveilla ce matin-là, Aglaé n'avait plus de cheveux. Elle n'en trouva plus aucune trace, ni sous son lit, ni sous sa couette, ni sous son oreiller, ni même dessus. Elle en conclut donc, avec un bon sens tout à son honneur, qu'ils avaient disparu. Volatilisés, ses longs cheveux dorés et bouclés ! Elle que l'on surnommait si souvent Boucle d'Or...
Mais voilà, il fallut bien se rendre à l'évidence. Aglaé n'avait pas besoin d'un miroir pour s'en convaincre : son crâne était impeccablement lisse. Parfaitement chauve. Elle sentait même un léger courant d'air qui lui caressait l'occiput de manière tout à fait inhabituelle. Elle fut parcourue d'un petit frisson de froid et d'effroi. Si elle osait se montrer ainsi à l'école, tout le monde l'appellerait désormais Crâne d'œuf, ça ne faisait aucun doute. Or Aglaé détestait les œufs (surtout les œufs sur le plat). Elle résolut donc de ne plus y remettre les pieds tant qu'elle n'aurait pas remis la main sur sa chevelure (et, si possible, sa tête en dessous).
Finalement, ça tombait plutôt bien. Elle n'aimait pas trop l'école, et ressentait une très nette inclination pour les romans policiers. La perspective de mener une enquête sur une disparition - fût-elle simplement capillaire - la ravissait au plus haut point. Bon, évidemment, il y avait les parents. Il n'était pas question qu'ils se mêlent de cette histoire, elle était assez grande pour régler ses problèmes toute seule. Elle farfouilla dans son armoire et en tira finalement ce qu'il lui fallait : un vieux bonnet de ski bien couvrant, qui, une fois sur sa tête, ne laissa plus rien deviner de la tragique disparition. Elle s'habilla prestement et jeta un coup d'œil dans la glace. Heureusement, on était en hiver. Son accoutrement passerait peut-être inaperçu...
... Ou peut-être pas. Aglaé avait des parents très attentifs qui se souciaient beaucoup du bien-être de leur petite fille. Quand ils la virent sortir de sa chambre avec un bonnet sur la tête, ils crurent ce que tout bon parent croit lorsqu'il voit son enfant sortir de sa chambre avec un bonnet sur la tête dans une maison bien chauffée (la maison d'Aglaé était, il faut le préciser, particulièrement bien chauffée par une cheminée ronflante et un vieux poêle à bois crachotant). Ils crurent, donc, qu'elle était malade (et pas folle, comme certaines mauvaises langues pourraient le suggérer !) La maman d'Aglaé se rua sur sa fille, lui palpa le front, voulut lui prendre la température. Le papa d'Aglaé s'était déjà précipité vers l'armoire à pharmacie, à la recherche d'un cachet d'aspirine (le tube orange, avec de la vitamine C, « parce que ça donne du tonus ! », répétait-il souvent.)
Heureusement, Aglaé avait de la ressource, et sut très vite ce qu'elle allait faire (ou plutôt ne pas faire). Elle se dégagea de l'étreinte de sa mère et se servit tranquillement un bol de céréales (des Lunétoiles, ses préférées). Décidément, c'était son jour de chance : lorsqu'elle inclina la boîte, le jouet-surprise caché dans l'emballage s'écrasa dans le bol avec un bruit mat. Aglaé le saisit, observa l'emballage avec suspicion, le déchira, examina l'objet avec circonspection, se reporta au texte inscrit sur la boîte pour comprendre de quoi il s'agissait, reposa la boîte et fronça les sourcils. Au terme de l'examen, l'objet fut jugé sans intérêt et jeté à la poubelle. De toute façon, le matin, et en particulier ce matin, elle n'était pas d'humeur à jouer. Elle versa du lait dans les céréales, prit une cuiller et alla s'asseoir, toujours aussi tranquillement. Son père revenait de l'armoire à pharmacie, brandissant triomphalement un tube d'aspirine vert (finalement, il n'y avait plus de tubes oranges). Elle le contempla d'un air candide et lui dit de sa voix la plus angélique : « Bonjour papa, tu as vu mon nouveau bonnet ? Il est joli n'est-ce pas ? » Le papa d'Aglaé s'arrêta, interdit. Examina le couvre-chef. S'exclama : « Mais ce n'est pas un nouveau bonnet, c'est mon vieux bonnet de ski, où l'as-tu trouvé ?! » S'ensuivit une longue discussion sur la manière dont ce vieux bonnet de ski avait pu atterrir dans l'armoire d'Aglaé, pendant laquelle Aglaé en profita pour vider son bol de céréales.
Il était temps de partir à l'école. Avant que ses parents aient eu la possibilité de la retenir, elle agrippa son manteau, empoigna son cartable et s'enfuit, courant après le bus qui débouchait justement au coin de la rue. Les parents se regardèrent, un peu éberlués. Puis le papa d'Aglaé, haussant les épaules avec philosophie, remarqua que tout compte fait, elle n'avait pas l'air d'aller si mal que ça.
Aglaé va-t-elle retrouver ses cheveux ? Ses parents découvriront-ils le pot aux roses ? Quelle intrigue palpitante !
La suite au prochain épisode...
RéactionsXD
Oui en effet, le scénario a un vrai potentiel tragi-comique. On sent déjà dans les premières lignes, dès que le ton du texte est donné en fait, que le dénouement ne sera pas heureux pour tous le monde, surtout pour les parents (on sent bien qu'ils vont tomber de haut à l'heure de la révélation finale...)
Sinon on espère tous retrouver ta plume acerbe dans le prochain épisode : évidemment, on ne peut qu'approuver ta critique sous-jascente du cadeau-jouet dans les boites de céréales façon "lessive bonux".
On regrettera cependant le vocabulaire complètement suranné, l'absence de technologie et de "side-kick" (un ou plusieurs amis fidèles) pour venir en aide à Aglaé.(si elle doit affronter les forces du mal comme cela semble se profiler, il va falloir lui prévoir des secours plus ou moins inattendus.)
Bonne continuation !
Euh pour le cadeau jouet dans la boite de céréales c'était pas vraiment une critique en fait... Ca m'amusait d'y faire allusion surtout parce que c'est un petit épisode de la vie de tous les jours, et que parfois les jouets dans les boites de céréales sont vraiment complètement débiles ^^ Cela dit moi j'aime bien !
Je n'ai pas encore décidé ce qu'il allait advenir des parents.
Pour le vocabulaire "complètement suranné", je ne sais pas exactement de quoi tu veux parler, mais j'aime bien utiliser un vocabulaire qui va chercher un peu plus loin que les quelques centaines de mots qu'on utilise dans la vie de tous les jours, c'est ma façon à moi de combattre l'appauvrissement lexical lié à la communication orale. Donc j'assume complètement, c'est même ça que je recherche ^^ Après je ne dis pas que c'est complètement au point, ça peut encore évoluer, mais il n'y aura pas de virage à 180° de ce côté-là.
Pour le "side-kick", c'était encore un peu tôt dans cet épisode mais j'ai déjà écrit la suite et tu devrais être satisfait de ce côté-là.
J'y vais de mon petit commentaire.
D'abord, ces lunétoiles me rappellent furieusement les Pan di stelle :p Ensuite, même s'il est bien évident qu'utiliser un vocabulaire un tant soit peu recherché n'est clairement pas une tare, dans le livre d'une histoire pour enfant, ça me semble un peu dur. Même chose pour quelques phrases dont les propositions sont (fort joliment certes) emboîtées.
Et sinon, j'attends la suite 
Ben en fait non, il n'y a même pas de rapport entre les Lunétoiles et les Pan di stelle
Je pensais plutôt aux LunaStella, qui sont mes céréales préférées du moment ^^ (Je crois que mes goûts sont conditionnés par les noms des choses que je mange, en fait...)
Ca m'embête cette histoire de syntaxe, j'avais pourtant fait un effort pour faire des phrases qui me paraissaient assez simples !
Et pour le vocabulaire, si c'est si problématique que ça pour des enfants, on a qu'à dire que finalement c'est une histoire d'enfants pour adultes ? 