Première découverte pour moi de cette ville surprenante et singulière que l’on appelle à juste titre « La Venise du Nord ». Sans avoir l’audace de la comparer à Paris, avec laquelle j’ai mes propres attaches, mes coups de coeur et mes allergies, j’ose dire qu’Amsterdam m’apparaît comme un havre de calme, de douceur de vivre et pourtant de jeunesse et de modernité.
Ci-dessus, un concentré du Béguinage (Het Begijnhof), le fameux jardin caché au coeur de la ville, dont le degré de « cachitude » et de confidentiel est inversement proportionnel à la concentration de touristes qui viennent le visiter. (touristes dont je fais partie, j’en conviens, ce qui m’a permis de griffonner ce petit croquis^^)
Escapade au gré des rues et de maisons si pittoresques, qui me rappellent personnellement des maisons de poupées. Certaines sont parsemées de fenêtres immenses, et la plupart semblent particulièrement de guingois :
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Les canaux sinueux que l’on traverse ou longe comme si c’étaient de simples rues contribuent à cette quiétude palpable. L’automne et ses couleurs dorées viennent s’y refléter et offrent une jolie lueur rayonnante à une météo plutôt maussade.

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La plus ancienne place de la ville, la place du Dam, est actuellement accaparée par une fête foraine. Tout est concentré sur une assez faible surface, mais il est assez impressionnant de voir, de près ou de loin, jaillir au milieu de l’hôtel de ville et de la nouvelle église une grande roue et des chaises volantes très haut perchées.

Accessoire emblématique et parfois déconcertant (surtout lorsqu’il prend le pas sur tous les autres véhicules, et surtout sur les piétons !), le fameux vélo fait partie intégrante du décor, qu’il soit mobile ou en stationnement. Il est aussi souvent l’objet de soins et d’ornementations amusantes ou coquettes.
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Amsterdam est également réputée pour ses libertés tant prônées, qui contribuent je pense à la zenitude qui caractérise son atmosphère. Le « Red light district » (Quartier rouge) prend vie entre chien et loup, et sa procession de néons incandescents en est une des promesses, à la fois étrange et fascinante.
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Capitale truffée de musées, parmi lesquels le Stedelijk (le Musée d’art contemporain) ou les célèbres musées Van Gogh ou Rijksmuseum, où l’on peut contempler de nombreux peintres hollandais, Rembrandt et Vermeer entre autres, Amsterdam vogue également sur l’attrait que caratérisent les univers qui sont ailleurs tabous : le sexe et le cannabis ; elle leur consacre ouvertement des espaces culturels d’exposition. Et contre toute attente, le Musée du Sexe est une excellente surprise : un assortiment d’archives, d’objets et de représentations artistiques et historiques du sexe à travers les civilisations et les âges, via une scénographie inventive, parfois très esthétique, et souvent décalée et pleine d’humour. Je m’excuse de ne malheureusement pouvoir citer toutes les références des pièces prises en photos ci-dessous, mais vous invite à visiter ce musée vous aussi pour les découvrir.

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Et comme je mentionnais plus haut que les maisons amstellodamoises me faisaient penser à des maisons de poupées, voici quelques échantillons de maisons miniatures, que je me suis régalée de photographier au musée historique (qui retrace de manière presque exhaustive toute l’histoire de la ville). Respectivement une maison de poupée hollandaise datant du XVIIIème siècle, puis une maquette représentant les habitats amstellodamois à plusieurs époques du XXème siècle.
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Je pourrais encore parler bien longuement d’Amsterdam, je n’ai pu faire le tour de tout ce que j’ai découvert dans cette métropole mêlée de charme désuet et de vie bouillonnante, mais je vous laisse la découvrir par vous-même. J’espère pour ma part y refaire un jour un saut, peut-être moins touristique, et en percer d’autre facettes.
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Petit apparté : concernant le titre du billet, je viens tout juste de
découvrir que l’air sur lequel Jacques Brel chante « Amsterdam » n’est
autre que celui, sur un rythme légèrement différent, de « Greensleeves »,
musique tradionnelle qui fait partie de mes plus vieux souvenirs
musicaux…Voilà qui me rend plus nostalgique encore.