Subymona
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Tour de dystopies: stop papy!

Subymona - 11/08/2008 à 21:40

 

Ultimate Senior Trip au pays du chewing-gum

 

Malgré un manque d’inspiration (Mars n’est pas visible ce soir, ce doit être pour cela), un petit post sur une coïncidence qui m’est apparue au cours de mon étude sur les poubelles totemisées au Mexique. Embarquée à bord de mon condor géant (en pilote automatique, je ne suis pas folle, eh !), je lisais une nouvelle de Matheson, nommée The Test (1954) – de façon fort astucieuse d’ailleurs (sa nomination). Manifestement, l’examen en question, c’est celui que doit passer Tom Parker, 80 ans, sur ordre du gouvernement. Ah, ça, c’est bien connu, en 1954, le monde est surpeuplé ou on imagine qu’il peut l’être. Nous voilà transportés en 2003, dans un univers où il ne fait pas bon être vieux. Question de survie. Une veille d’examen, le récit s’ouvre sur les répétitions de Tom qui vit chez son fils Les, sa belle-fille Terry et leurs deux enfants. Et le lecteur suit pendant 24h les préparatifs d'une évaluation que le vieil homme n’a aucune chance de réussir et la journée de l’épreuve du point de vue de Les, (très) légèrement affecté à l’idée de perdre son père mais encore plus inquiet par la possibilité que le vieil homme réussisse (eh ! encore cinq ans à supporter le vieux, dans ce cas).

Supposons alors que le "test" soit aussi celui que passe toute la famille. Cela expliquerait la focalisation sur Les plutôt que sur son père. Habilement, la narration ne présente jamais l’examen.

 

En écrivant cette nouvelle, Matheson ouvre la voie à un thème qu’on retrouve plus tard dans la littérature et dans au moins deux adaptations cinématographiques. Wild in the Streets, de Barry Shear (adapté de “The Day it all Happened, Baby!ˮ de Robert Thom), sort en 1968. Il raconte l’ascension politique d’un jeune homme dont l’une des premières mesures est d’envoyer les plus de 35 ans en “camp de rééducation”. Naturellement, le film privilégie une fin ironique à une fin morale. Génocide des vieux, c’est aussi le thème de Soylent Green (plus connu en France sous le titre Soleil Vert), de Richard Fleischer, sorti en 1973 et adapté de “Make Room ! Make Room !ˮ de Harry Harrison. Grâce à la compagnie Soylent, le Soleil, un aliment de synthèse permet à tout le monde de manger. Une enquête est lancée, après le meurtre d’un des dirigeants de Soylent et le policier en charge (Charlton Heston) apprend des choses de plus en plus troublantes sur sa société.

 

Moralité : quand la pilule ne passe pas, consommez du chewing-gum !

Tags : Cinéma Livres Richard Matheson
Catégories : Cinéma Livres

Réactions

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nazgul666
Membre

Très intéressant. Il faudrait que je me penche sur ce livre.Tellement de livres si peu de temps :(

Le Bouc est Comique : http://comiquebouc.free.fr
Subymona
Membre

L'avantage de la nouvelle, c'est qu'elle n'est pas très longue. M'enfin, ayant moi-même une liste de livres interminable, je comprends le dilemme. ^^

Plante un arbre dans une poubelle : des ordures naîtra une histoire.
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