Veterini
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-Madness !? this is Video Game !!

Veterini - 19/10/2007 à 18:56

Tiens, je sais pas vous mais moi j’ai entendu beaucoup de compliment sur Shivering Isles comme quoi : « Wouais, c’est top cool, le dieu fou là il utilise des clowns à la place de clous » ou « Wouais, l’autre il a peur que les murs lui tombent dessus, ah ah, ce qu’il est fou ».

Et pourtant Shivering Isles est loin d’être le premier jeu à mettre en scène la folie, et est loin d’être le plus réussit à ce niveau, AMHA. Par ailleurs, les jeux vidéos on cette qualité d’impliqué un peu plus le spectateur que les autres médias, ce qui permet d’avoir des univers basés sur la folie assez extravagants et plutôt réussis.

J’ai essayé de faire une petite sélection de jeux que je trouve réussi sur ce thème. Revenons en donc aux années 90' :

 

1990

Speedball 2 : Brutal Deluxe

 

 

 

Eu début, la folie était basique et brutale. Une version amélioré de Pong, avec du sang et des poings. Pour être plus précis sur Speedball, il s’agissait d’un match de foot avec les mains fortement inspiré de Rollerball. Durant ce match pas de pause, pour prendre la balle comme au rugby la seule façon est d’étendre le possesseur du ballon. Quant à la balle d’apparence anodine, elle peut se transformer en arme redoutable si elle est électrifiée.

Il n’y aurait pas grand chose à en dire, si ce n’est qu’il ne s’agit d’une sorte de point culminant entre l’amoralité et le gameplay. Lorsqu’on achète un joueur on fait aussi attention à la dureté de ses coups qu’a sa capacité à faire une passe. Et l’on prend autant de soin à éliminer les joueurs ennemis qu’à marquer des buts.

 

1991

Monkey Island 2 et LucasArt

monkeyisland

Là aussi, on reste sur des bases, les bases mouvantes de l’absurde en l’occurrence. Ainsi on peut croiser des pirates qui ont acheté un bateau à fond transparent, et qui se sont rendentcompte un peu tard qu’il n’y avait en fait pas de fond. Quant au joueur sa sagacité, et ses nerfs, seront mise à rude épreuve avant qu’il pense à utiliser un singe comme manivelle.

Plus que Monkey Island, ce sont tous les jeux LucasArt qui pourrait être nominés pour cet humour absurde (sauf, évidemment, les dérives de Star-wars) Maniac Mansion etDay of the Tentacle où l’on incarne un groupe d’alluméavec une lourde charge sur les épaules : Ils devront sauver le monde hier, avant qu’il ne soit trop tard. Si, ma phrase est correcte. Quant à Sam&Max (lui aussi en cours de remake/suite) avec un lapin psychopathe et masochiste on ne peut dire que leur aventure soit des plus rationnel, la fin est particulièrement représentative de la folie douce qui règne dans le jeu : En voulant sauver une dizaine d’homme-arbre ils transforment les USA en gigantesque forêt.

Les Monkey Islands, avec Guybrush un jeune pirate très BCBG, revisite le mythe de ces sanglants flibustiers avec des combats qui se résument à des insultes rimées.

Rendons donc hommage à Lucas Art qui à réussit à amener l’absurde à son firmament, là où les Monty pythons et Ionesco passent pour des comptables de chez Microsoft, avant de se mette à pondre des camions de niaiseries Starwarienne indigeste.

 

1992

Wolfenstein 3d

Retour à la violence, l’unique but du jeu va consister à tuer des gens comme Gunter Grass ou Joseph Ratzinger, des nazis quoi. En soit, cela n’a rien de nouveau, le massacre d’être humain doit exister depuis qu’un nerd à moder Space Invader en Earth Invader. Mais pour la première fois, le jeu est en ( fausse) 3d, et se joue à la première personne. Si vous préférez, imaginez que vous preniez un revolver et vous mettiezà tirer sur les gens, alors vous aurez le même visuel.

Alors certes il ne s’agit pour l’instant « que » de nazi, et les graphismes sont loin de la réalité mais déjà on peut s’amuser à être un tueur en série psychopathe canardant de la chair humaine comme dans un film de Scharzy.

 

1993

7th Guest

 

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Les CD-Rom veulent s’imposer et un développeur décide d’utiliser ces centaines de méga-octets de stockage pour faire un truc grandiose. Introduction cinématographique (en fait, un jour, j’ai même lu une novélisation de « The 7th guest ») et décors comme on en avait jamais vu avant, incrustation digitale d’acteur... Le tout pour une histoire d’HORREUR !

Car jusqu'à présent l’horreur consistait surtout à shooter des bébettes visqueuses avant qu’elle nous mange genre « Alone in the dark », au mieux . Là elle devient non seulement viscérale mais aussi cérébrale. Alors il y avait aussi« Gabriel Knight : sins of the fathers » en manière de jeux d’horreur reposant sur des systèmes d’énigme, mais on incarnait un bon samaritain, discutant avec des gens bien élevée qui allait tout remettre en ordre. Dans The 7th Guest, c’est nettement plus malsain. On se retrouve enfermée dans une maison, ignorant sa propre identité et l’on assiste aux meurtres des invitées quand ce n’est pire. Et cala, sans même chercher à lever le petit doigt pour les empêcher. Quant aux puzzles ils sont souvent du plus mauvais goût, tel que des parts de gâteau avec des crânes et tombes en pâte d’amande en guise de décoration, ou faire un reversi avec des microbes.

**Spoiler***, on se rend compte à la fin qu’il s’agit d’ailleurs d’une sorte d’enfer, que le personnage qu’on incarne, responsable de multiples horreurs est obligés de revivre encore et encore.

 

 

1995

The Dark Eye

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Jeu assez intéressant, puisqu’il s’agit en réalité d’adaptation jeuvidéasque de quelques nouvelles de Edgar A. Poe en l’occurrence, « le cœur révélateur », « Bérénice » et « La barrique d'Amontillado ». La plupart de ces contes sont psychologiquement assez dérangée, mais le tout est hélas, assez faiblement interactif, on peut se balader un peu, mais cela reste limiter. Le plus intéressant est la perception des événements alternativement du point de vue de la victime et du bourreau.

Le code graphique est aussi très particulier, inquiétant, tout en laissant un certain aspect de conte, il permet une identification assez facile.

 

1996

Bad Mojo

 

 

 

Pas véritablement de folie ici, quoiqu’on incarne un voleur doté d’une valise pleine d’argent et riant hystériquement. Mais ça n’a pas véritablement d’importance, car dès la séquence d’intro le voilà transformer en cafard.

On a connu pire dans les jeux videos, mais rarement un cafard n’a aussi été bien incarné ! On ne peut que se déplacer, à la limite pousser un peu des objets mais c’est bien tout, on est limité à ce que peut faire un cafard. Alors on se ballade, sur des aliments, sur des gens qui dorment, on évite les toiles d’araignée, on se sert de WC pour avoir un panorama. Finalement incarnée un cafard, est une expérience assez saisissante. Kafka en avait déjà parlé bien mieux que moi, mais la répugnance générale du genre humain envers cet animal est assez saisissant, est-ce les ordures dans lesquels elle vit ? Ou la bête en elle-même, résurgence du crétacé ou d’une de ces lointaines époques ou l’être humain n’avait même pas encore de jambe ? Que de questions ! En tout cas une expérience captivante.

 

1997

Carmageddon

 

 

 

J’ai commencez avec Speedball, et je termine les sports violents avec Carmageddon. Il y a eu des jeux où il fallait détruire les voitures ennemies, mais rarement où il fallait écraser les piétons. En fait, il y avait bien Quarantine, mais c’était très « New York 1997 ». Carmageddon est plus réaliste en un sens, les voitures sont customiser pour faire peur, mais il ya pas d’armes dessus, et les passants ne sont pas des fous dangereux.

Ici, écraser les piétons, en faisant des figures de préférences rapporte des points. Je ne vais pasme remettre à citer Ballard pour expliquer pourquoi écraser des passants,et provoquer des accidents, constitue une psychopathie. Dans le cas présent, c’est un peu évident, ne serait-ce qu’à la tête de vainqueur des participants aux courses, sans parler de leur voiture pour autant qu’on puisse encore appeler ça des voitures.

1998

Sanitarium

 

 

Vous avez aimez Paprika, GITS, Eternal Sunshine of the mindless people ? Mais vous tenez vraiment à aller dans la tête d’un fou ? C’est peu plaisant, ainsi dans le premier tableau on se balade dans un asile, où on voit notamment un fou se frapper inlassablement la tête contre un mur, brrr…

On incarne un amnésique, au départ évidemment on s’étonne de se retrouver dans un asile laissé à ses patients, ou dans une ville abandonnée à des gamins monstrueux. Il apparaît cependant assez vite que l’on se retrouve dans la tête de notre amnésique. On va donc visiter des sombres tableaux pour trouver qui était ce personnage, quelle était sa personnalité, et son passé. C’est un thème finalement assez récurent, cependant la beautégraphique, et le coté sinistre donne un aspect vraiment unique à cette aventure.

 

1999

Planescape Torment

 

 

 

Ah, le jdr était jusque là assez absent, les baldur’s gate s’accrochant à leur licence de Donjon&dragon, le reste étant souvent très centré sur le combat. Planescape, est lui aussi basé sur la licence ad&d, mais à moins d’en être un grand connaisseur vous allez vous retrouver en territoire inconnu.

D’abord vous incarnez un amnésique « Sans-nom » qu’on l’appelle. Il se réveil dans une morgue, avant qu’un crane flottant ne vienne lui dire bonjour. Se réveiller dans une morgue, où les zombies (d’anciens vivant qui ont donné leur corps à la science pourrait-on dire) servent d’assistant c’est peu agréable. Mais l’univers, ou plutôt, ces univers sont complètement étranges.Dans ce jeu, doigt peut servir à ouvrir « un portail » vers une autre dimension. Quant au but du jeu il est de mourir, on incarne en effet un immortel, qui à la plupart de ses morts oublie qui il est. Heureusement ses précédentes incarnations ont laissé des traces, sauf que certaines de ces précédentes vies étaient des enfoirées paranoïaques, d’autres des types sympas et d’autres moins.

La plupart des jeux qui utilisent le système de Ad&d souffrent d’une pauvreté au niveau de la psychologie des personnages. Les joueurs sont obligés au début de la partie de définir l’alignement de leur personnage comme étant un « méchant » ou un « bon » et aimant « l’ordre » ou le « chaos ». Planescape innove là-aussi, c’est le joueur quipar ses actions

Va définir l’alignement de son personnage et non son alignement qui va définir ses actions.

 

2000

American McGee's Alice

 

 

On revient dans l’adaptation de livre, en l’occurrence de « Alice au Pays des merveilles ». Déjà dans les histoire de Lewis, niveau folie Alice est bien barré, mais ici le coté loufoque est remplacé par une version gothique. Il faut dire que les parents d’Alice sont morts dans un incendie, et que la pauvre s’est retrouvé au GE dans un asile d’aliéné. Grosse réussite graphique qui concilie l’univers d’Alice avec celui d’un enfant dément. Jeu de plate-formepsychanalytique, c’est … particulier.

2001

Bullfrog, Black and white

 

 

 

Black & White plus que réellement un bon jeu, c’est le couronnement d’un studio pour son originalité « Bullfrog » et son chef Peter Molyneux pour avoir pousser la mégalomanie jusqu'à la limite. Bien avant Speedball, Bullfrog proposait déjà Populous un jeu ou l’on incarnait un dieu relativement sadique. Le but était de détruire les civilisations ennemies à coups de champs empoissonnées, de volcan, d’inondation tout en aidant son propre peuple. Ce n’est à la bas pas très saint, mais c’est toutefois assez religieux comme principe.

Après une suite, un spin-off, et un excellent jeu de mafia futuriste, il revient avec Thème Park. Les filles si vous connaissez pas, c’est un peu un ancêtre des Sim, mais en intéressant. On ne gère pas ici une stupide famille et sa maison, mais tout un park d’attraction. A priori c’est joyeux et sans rapport avec la santé mentale, mais lorsque vous salez vos frites pour augmentez les ventes de coca, que vous utilisez du vieux matériel pour le grand huit soit moins cher, ça devient assez louche. Quelques années plus tard, ça deviendra de la folie criminel, puisque sortira Thème Hôpital, un jeu où l’on gère un hôpital, avec la même absence de scrupule que notre park d’attraction.

Finalement avec Dungeon Keeper, on passe obligatoirement du mauvais coté de la barrière puisqu’on incarne le gardien d’un donjon que les aventuriers veulent pilier. Salle de torture, cimetière il faudra construire ce qu’il faudra pour attirer des monstres et tuer ces aventuriers.

Dans Black&White, on revient à la source puisqu’on incarne à nouveau un dieu, mégalo un jour, mégalo toujours. La différence d’avec Populous est que cette fois l’on peut être cruel envers ses propres habitants histoire de se faire respecter. On peut aussi éduquer une créature titanesque, du bon coté : apprendre à faire pleuvoir, ou du mauvais : lancer des éclairs sur les fidèles récalcitrants.

 

 

2002-2003

Rien

 

J’y ai passé quelques temps, mais impossible de trouver un jeu réellement représentatif d’une quelconque folie pendant cette période. Il faut dire que tuer des êtres humains de plus en plus réaliste est devenus la norme et cela n’étonne plus personne. Ecraser les piétons aussi d’ailleurs, les jeux de voitures sans autres choses que des voitures paraissent ennuyeuses. GTA 1-2-3 qui propose un compromis entre écrasement et course récolte un assez grand succès d’ailleurs. Postal 1&2 de leurs coté en permettant d’incarner un psychopathe soulève une petite polémique, les gens qui souhaitent l’interdire semblant bizarrement faire une différence majeure entre les tueurs payés par l’état/des organisations occultes, et le meurtre gratuit. D’ici à dire que les malades ne sont pas ceux qu’ont croient…

Le niveau de violence dans les jeux, à globalement atteint une limite, par exemple Fallout un jeu modérément violent, on peut décapiter, éviscérer ou tirer dans les parties intimes sans que cela surprenne. A part un plus grand réalisme, on manque d’idées à ce niveau.

Quand aux personnages à incarner, on a eu des vers de terre, des morts-vivants, des cafards, mais aussi des mouches et n’importe quoi en fait. Difficile de trouver là aussi des idées originales.

Heureusement un jeu va repousser les limites de folie :

 

2004

Vampires the masquerade : Bloodlines

 

Précision importante, il faut incarner un Malkav. Vampire the masquerarade : Bloodlines est tirée d’un jeu de rôle plutôt connu de la compagnie White Wolf, ou l’on incarne des vampires. A la base sucer le sang des gens pour survivre n’est pas des plus aptes à une santé mentale saine. C’est d’ailleurs une des bases du jeu de rôle papier où il est question d’humanité, de sa « bête intérieur » et de ce genre de conflits. Mais dans le jeu de rôle PC, l’humanité n’entre pas trop en question, il sera surtout question de tuer les ennemies de votre supérieur sans faire d’histoire. Heureusement, les Malkav sont des schizo, alors préparez-vous à entendre des voix dans les rues, à parler aux panneaux STOP, et avoir des options de dialogue que la moitié du temps vous vous demanderez ce que vous avez bien voulu dire.

Ces particularités propres aux Malkav auraient plutôt tendance à aller dans le sens de l’humourabsurde à la LucasArt, mais le jeu étant en lui-même assez sombre et malsain, cela brouille les repères. Le scénario étant en plus à base de trahissons, de maison hantée assez bizarre, et de maison pas hantée mais très bizarre cela n’aide pas à adopter une attitude raisonnable. Evolué dans un monde qui semble humain et normal pour passer dans une boite de nuit vampire crée aussi une impression d’étrangeté. Avec le Malkav, c’est une impression de folie.

Bref, pour l’instant, c’est à mon avis le jeu définitif sur la folie. Il est regrettable qu’il est été assez mal reçut à sa sortie à cause de nombreux bug, mais ils ont été toutefois été corrigés par la suite.

 

2005

Fahrenheit

 

 

 

On croyait le film interactif mort, on avait déjà eu du mal à croire qu'il ait pu naître. Pourtant en 2005 deux jeux sortent « Fahrenheit » et « Dreamfall » la suite de « The longuest Journey ». Et derrière leur relatif manque d’interactivité propre au genre, il faut reconnaître qu’ils réussissent à garder le joueur/spectateur éveillé tout au long.

Farenheit est particulièrement intéressant, déjà car c’est le second jeu du studio qui avait déjà produit The Nomad Soul, mais aussi car le tout est assez unique. Sans parler du gameplay, le jeu qui se veut assez réaliste se transforme assez vite en truc bizarre. Séquence ou le sol se dérobe sous les pieds, d’autres où l’on agit tel un surhomme. Et surtout une séquence particulièrement impressionnante, où des sortes d’araignée géantes nous attaquent en plein bureau, et qu’on est le seul à voir. Hélas le scénario est plutôt bâclé, et donne au final une vague histoire d’organisation secrète avec culte millénaire.

Cela dit, le jeu permet une assez grande liberté, et ce avec une approche cinématographique. Au final on se sent bien plus impliqué, qu’a l’ordinaire dans un jeu-vidéo. Le fait aussi d’incarner un type qui ne comprend rien à ce qui se passe, impliquer dans un meurtre et souffrant d’hallucination est assez fun.

 

2006

Call of Cthulhu: Dark corner of earth

 

 

Retour à un bon vieux shoot, ici contrairement à Vampires bloodlines, pas d’éléments à la Deus Ex. Mais point positif, c’est influencé par le mythe, et il a d’autres particularités :

1/4 du jeu ce fait sans armes, et à Innsmouth. Et si vous connaissez la nouvelle « le cauchemar d’Innsmouth » c’est un peu comme une variation interactive. Assez délirant pour un amateur lovecraftien.

Et surtout il n’y a pas de bar de santé, ni rien pour occuper l’écran qui ne devrait être normalement visible. Si vous allez mal, l’écran rougit, si vous avez le vertige votre vue se brouille, si vous êtes sur un bateau et que« Dagon » se met à faire un carnage vous risquez de finir par vous suicidez plutôt que de l’affronter. Ou alors vous pouvez vous cacher dans un coin en regardant le sol, pour ne pas voir les monstres, mais c’est tout aussi suicidaire.

Alors il y a des défauts, des parties de shoot « classique » sont d’un inintérêt aussi abyssal que R’ley, mais d’autres parties du jeu (Innsmouth et le bateau) sont tout simplement « culte ».

 

2007

Shivering Isles

 

 

Add-on d’Oblivion, lui même 4ème volet des « Elders scroll » on se retrouve sur le continent du dieu fou. On rencontre des gens très bizarre, le dieu déjà, qui raconte souvent n’importe quoi. Certains habitants craignent l’apocalypse, d’autres organisent des Fight Club, d’autres cherchent à se suicider, et tous font des demandes bizarres. Lorsqu’on ne se balade pas les veines remplies de drogues dans des galeries longues de plusieurs kilomètres, on croise une faune et une flore assez particulière. Entre les arbres qui passent du sinistre au chatoyant et des golems que l’on doit assembler morceau par morceau il y a de quoi être troublé.

Seul regret, le personnage que l’on joue même si elle peut devenir duchesse de Démentia, ce qui est classe, reste aussi saine d’esprit qu’une brique de Bouygues. Contrairement au Malkav de Vampire on ne participe pas vraiment à la fête mais on reste plutôt observateur.

 

 

 

 

Enfin de compte, on peut voir quelques étapes dans le processus de la démence et du jeu vidéo, d’abord la montée de la violence : on passe du meurtre d’humains au pistolet, puis à leur écrasement, puis leur démembrement.

De même au niveau des possibilités d’incarnation, Quand le cinéma fait « Ratatouille », le jeux vidéofait Bad Mojo.Cela donne des possibilités peu utilisées par d’autres médias comme la vie d’une blatte en crade et sanglant.

Pour ce qui est de la morale, si au départ on ne pouvait tuer que des aliens ou des nazis, on passe assez rapidement dessus. Arnaquer des clients, décimer des civilisations, finalement « tout ça c’est pour rire. » Les jeux vidéos ne sont que rarement là pour donner des messages.

Par contrecoup les jeux-vidéos présentent le plus souvent un aspect psychologique extrêmement mince. On pourrait penser que c’est à cause du format qui s’y prête moins, car pratiquant l’interactivité. Mais des jeux comme Sanitarium ou Alice, montre que la création d’univers dans cette perspective est possible et très souvent particulièrement réussi. Un jeu que j’ai oublié est d’ailleurs « I have no mouth, and i must Scream » tirer d’une nouvelle Harlan Ellison ou un ordinateur sadique crée des univers horrifiques en fonction de la personnalité de ses prisonniers pour les torturer mentalement.

Si la création de tels univers psychologiques est peu fréquent dans le domaine du jeu vidéo, c’est probablement, car une bonne partie des jeux sont encore constituée autour du mythe du « héros », parfait, inatteignable moralement. La série des Ultima était assez intéressant sur ce plan là, chaque ville que l’on traversait avait une sorte de valeur unificatrice, tel que la sagesse, ou la générosité. Le héros évidemment arrivait pour remettre ces vertus en place.

Et dernièrement est apparut une nouvelle innovation dans « Call of Cthulhu », et dans une moindre mesure « Fahrenheit », la folie est représentée à travers le gameplay, écran qui tremble, mise en scène cinématographique interactive, ou dans Vampire par les réactions possibles du joueur.

 

 

 

Et pour ceuxque lire tout ça ennuie, et veulent juste du fou et du jeux vidéo voilà la vidéo ultra connu, sauf d'hidden : « the angry german kid »

 

 

Tags : Folie
Catégories : accueil Folie Jeu

Réactions

Réagissez à ce billet !

nazgul666
Membre

Bon alors je n'ai joué qu'à Alice, mais il est très bien. Et puis tu as oublié Serious Sam. Na. Et c'est pas parce que c'est à ça que je joue ces temps-ci.

Le Bouc est Comique : http://comiquebouc.free.fr
Guillaume
Membre

Wow. Je n'ai joué à presque aucun des jeux, mais on a tellement entendu parler d'eux que c'est presque une séquence nostalgie...

Joli boulot

Je me faisais la remarque que les dernières années étaient... vraiment moins bonnes.

Vive Monkey Island !

(dites, dites, j'ai raté Loom, personne ne saurait comment le faire marcher ?... et si ça vaut le coup après tout ce temps ?).

http://www.krinein.com
Veterini
Membre

C'est vrai que les jeux tendent à perdre en originalité. Mais y a encore des trucs sympas, les types de Lexis Numérque ont l'air de faire des choses originales, Sokal est loin d'être un manchot même s'il aime les oiseaux, y a des trucs bien qui réussisent à se faire quand même. Faut juste évité de se faire hypnotisé par l'Halo.

 

Pour loom, pour y jouer il suffit de trouver un émulateur de Scummv comme celui-là pour éviter les problèmes de compatibilité. Après personnellement, je ne jouerais à Loom que si j'avais du temps à perdre. C'est pas tant qu'il ait vieillit, qu'il était pas franchement terrible au départ. Il y a bien le principe de "pas d'inventaire" et des sorts fait selon une gamme de musique, mais ça reste assez enfantin comme jeu, avec en plus un scénario même pas fini.

"Beneath a steel Sky", les "Simon the sorceror", et dernièrment j'ai vu "Gabriel Knight 2" en abandonware, y a plein de jeu qui malgré le fait qu'ils ne soient pas "lucasArt" mérite largement plus d'attention à mon avis.

La bactérie est la culture du futur !
Guillaume
Membre

 

"Beneath a steel Sky", les "Simon the sorceror", et dernièrment j'ai vu "Gabriel Knight 2" en abandonware, y a plein de jeu qui malgré le fait qu'ils ne soient pas "lucasArt" mérite largement plus d'attention à mon avis.

 

C'est bien vrai, mais ceux là j'y ai déjà bien joué

http://www.krinein.com
Danorah
Membre

Et ben moi je connais rien de tout ça

Et les éclats, et les orages, et les silences, tous les silences...
Guillaume
Membre

C'est quand même triste de ne pas avoir connu l'âge d'or du jeu vidéo.

Alala...

C'était mieux avant.

Ca fait plaisir de jouer le vieux con nostalgique.

http://www.krinein.com
Danorah
Membre

Ca alors, si j'avais pas vu l'avatar j'aurais juré que c'était naz qui avait écrit ça ^^

Pour ma part c'est pas l'âge d'or du jeu vidéo que j'ai pas connu, c'est plutôt le jeu vidéo tout court

Et les éclats, et les orages, et les silences, tous les silences...
hiddenplace
Membre

Oh c'est dommage Dano, moi-même qui ne suis pas ce qu'on peut appeler une gameuse, les seuls jeux qui me font faire de très beaux voyages bien souvent sont les jeux d'aventure (et notamment les vieux Lucas art qui ont fait les joies de mon adolescence (Day of the tentacle powaaaaaa! d'ailleurs j'y ai rejoué l'année dernière, et il n'a pas du tout vieilli, je trouve ! ) Sinon effectivement les Monkey Island ne m'ont jamais déçue non plus. Rhooo, ça me donne presque envie d'y jouer, là tout de suite.

Bon je connais de nom presque tous les jeux évoqués dans le billet, mais en fait je n'ai pas joué à la moitié^^ En revanche je crois que Monsieur Bougnet et mon frère les connaissent sur le bout des doigts

J'aimerais bien avoir des ciseaux avec des bouts pointus.
Danorah
Membre

Oui c'est vrai que c'est dommage. J'ai jamais trop eu l'occasion ni l'envie de jouer à des jeux vidéo en fait. Je me suis dit plusieurs fois que je devrais m'intéresser de plus près à tout ça, mais bon jusqu'à maintenant j'ai toujours donné la priorité à d'autres choses qui me passionnaient plus... Mais je m'y mettrai sûrement, un jour ! Peut-être.

Et les éclats, et les orages, et les silences, tous les silences...
nazgul666
Membre

hidden : Day of the tentacle powaaaaaa! d'ailleurs j'y ai rejoué l'année dernière, et il n'a pas du tout vieilli, je trouve !

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De la part de quelqu'un qui aime bien les ronds sur les murs et les couleurs oranges des années 70, ça pose certaines questions.

Le Bouc est Comique : http://comiquebouc.free.fr
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