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Tiens dernièrement je lisais Rainbows End le dernier livre Vernor Vinge, qui encore une fois a reçut le prix Hugo. Ce qui n’est pas spécialement surprenant, Les livres de Vinge sont très bons.

Cela dit, il change un peu de genre, alors que d’habitude on à droit à a des NSO avec des gentils et des méchants, mais aussi de la Singularité, des modes de pensée de meutes, un anthropomorphisme de créatures arachnéennes vues par des zombies au cerveau focalisé, etc… là on à de la chance car ça se passe sur terre, et il n’y même pas de créature non-humaine à part Bugs Bunny.

En effet l’histoire, est assez simple, un vieux croûton avec un méchant alzheimer dans la tête se retrouve en maison de retraite. Mais heureusement pour lui, on est dans le futur, et les scientifiques ont trouvé un médoc qui guérit d’alzheimer en plus de quelques autres effets anti-dégénératif. Donc le vioc retrouve une seconde jeunesse, bien que sa première n’était déjà pas mal. Il était en effet un grand poète à l’époque, et une quiche en informatique. Il a donc tout à réapprendre, ce qui est une méthode qu’on peut trouver un peu facile pour présenter son monde, l’auteur expliquant de A à Z comment les choses se passent dans le futur, mais Vinge est sympa et on lui en veut pas.
Pendant ce temps un vaste complot se tramedans le but du « Prochain Evénement » selon le jargon des barbouzes. En l’occurrence il s’agit d’une sorte de virus pour contrôler mentalement avec plus ou moins d’efficacité l’esprit des gens. En tout cas, ça permet de leur faire acheter du nougat, mais on pourrait peut être leur faire faire des choses pires, ou meilleurs.Et le Dr No responsable de ce démoniaque plan, n’est autre que l’un des trois grands responsables des services secrets mondiaux !
Mais les deux autres remarquent que quelque chose se trame, les gens achètent trop de nougat… Donc ils se mettent à enquêter en mettant juste au courant leur mentor, qui n’est autre que le terrifiant Dr No ! Ce dernier cependant pour éviter d’éveiller les soupçons du gouvernement américain, et espérant camoufler ses traces, décide d’employer « Lapin » une sorte de mixte entre Bugs-Bunny et le lapin de Lewis Carroll !

Alors vous m’arrêtez, vous me dites « Hey, mais Bugs Bunny il n'existe pas vraiment ! C’est une invention de Walt Disney ! » Ce à quoi je répondrais par cette vieille blague :
C’est Hitler qui dit à Goebbles : « Je vais tuer tous les juifs ! Ah ah ah ! Et les clowns !“ Alors Goebbles demande « Pourquoi les Clowns ? » Et Hitler de dire « tu vois, personne ne demandera pour les juifs. »
Tous ça pour dire, que les drogues de contrôle mental ça existe pas non plus, et qu’un chef des services secret qui se met à vouloir droguer sa propre population c’est pas courant non plus.
Parce qu’en fait, c’est assez léger comme bouquin, en plus de ne pas faire de blague nazi,au niveau intrigue d’espionnage et famille qui se reconstruit le tout n’est pas d’une crédibilité sans faille. Surtout quand la famille est composée de deux membres hyper haut placé des services secrets. Quant au méchant, et bien on le connaît aussi vite que dans un épisode de Colombo, c’est donc assez joyeux, sans compter lapin qui saute partout en mangeant des carottes. On peut tout de même retenir le constat que l’obtention d’arme de destruction massive prompte à crée le « Prochain Evénement » sont par essence de plus en plus facile à obtenir à mesure que le savoir technique est plus libre. Et donc (enfin là, j’extrapole) en vouloir interdire la possession par une Puissance Majeur est relativement vain. Vinge, extrapolant, que si le monde est en attente du Prochain Evénement il doit surtout compter sur le bon sens des uns et des autres pour éviter que l’Evènement ne se produise. Généralement ce bon sens se développe avec une plus grande diffusion des informations (cf : Les autres livres de Vinge pour tout ce qui est bande-passante et développement- propagation de l’information).
Mais arrêtons là avec la politique international et revenons enà ce lapin,

alors je ne révélerais pas son identité, mais pour comprendre pourquoi les gens se mettent à voir des lapins sans tomber dans le coma éthylique, il faut savoir que dans le futur les gens utilisent des sortes de lentilles qui permettent d’avoir une version augmentée de la réalité. Par exemple pouvoir se déplacer virtuellement dans le monde réel s’il y a des caméras, ou pouvoir envoyer des MP et créer des salons de Tchat privé dans le monde physique, avec une superposition des MP en visuel. Ca donne des lettres qui s’affichent dans le vide. Et encoreplus drôle il permet de plaquer une autre réalité sur la réalité. Par exemple, cela ne surprendra personne, mais dans le futur les romans de Pratchett sont devenus très populaires et il est possible de mettre une vision où les agents de police portent des costumes du Guet, où l’alphabet est transformé en une sorte de latin de cuisine Pratchettien, et où les avocats sont des vampires ou des zombies. Hélas, comme il est révélé, Rowling aussi est devenu populaire (Oui, je sais, malgré ses livres,j’ai pas trouvé ça non plus très crédible) et comble de l’atrocité elle semble avoir associé son univers avec celui de Spielberg. Le futur est des fois, c’est atroce.
D’ailleurs ce coté « cercle de croyance », avec des gens qui ne tolère pas les autres, constitue une partie du roman assez intéressante, avec des fans d’une sorte de sous-Pratchett qui s’oppose à ce qu’il m’a semblé être du sous-Lovecraft pour le contrôle d’une bibliothèque où il n’y a plus de livre. C’est assez bizarre dit comme ça, mais ça l’est encore plus quand ça l’est écrit.
Bref, tous ça est truffé de bonnes idées, présenté avec bonne humeur pour un avenir plutôt sympathique. Enfin peut-être que les apôtres du matérialisme physique trouveront ça moins enthousiasmant, certains n’attendent peut-être l’arrivée d’un E-Book avec écran « papier » à un prix abordable, et pouvant prendre en charge des Pdf/doc comme d’autres attendent la sortie française d’Harry Potter. D’ailleurs, comme l’un des vieillards régénérés l’explique, lors de la destruction des livres d’une bibliothèque dans une procédure de digitalisation assez barbare, ils commencent par la section SF, là où il y aura le moins de plaintes.
Cela dit, même si lorsqu’on vous parle de Bibliothèque Objet vous restez bouche bée et que la référence à du Egan-football vous passe au-dessus de la tête. Et bien tout ça est facilement compréhensible même pour disons, la Totorette de base. Contrairement à du Egan, vous vous sentirez pas Isoler.
Par ailleurs, si vous préférez l’anglais ou n’aimez pas Gérard Klein parce qu’il veut pas publier « Diaspora », vous pouvez aussi trouver le texte en ligne : ici
(Contrairement à Peter Watts, Charles Stross ou Doctorrow, Vinge ne l’a à priori pas mis sous Creative Commons,et il n’a d’ailleurs pas trop de site web/blog autre que ça. C’est un peu la honte pour un auteur de Hard-Science. )
Sur ce site on peut aussi trouver des photos et plans de la bibliothèque de l’université de San Diego ou une bonne partie de l’action se déroule. Et où Vinge y était prof d’informatique si je ne m’abuse.

Réactions
C'est trop long et puis je suis sûr que c'est nul.