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Aujourd’hui nous allons voir deux cinéastes d’Amérique du nord, et deux français, alors commençons par du lourd :

Tout le monde connaît Eastwood ! Blondin, avec son poncho ! Mais hélas, cela fait bien longtemps qu’il n’est plus un cow-boy, c’est maintenant un réalisateur respecté, d’ailleurs à Cannes il a déjà présenté quatre de ces films pour la palme. Il à même reçut un prix pour l’ensemble de son œuvre, et c’est sans parler des oscars. Mais c’est hélas un peu le problème. Sean Penn –Le président du Jury- ayant reçut l’oscar du meilleur acteur pour "Mystic River", il est évident que le moindre prix attribué à Eastwood sera vu comme une infâme forme de copinage ! Cannes c’est impitoyable !
Pour ce qui est de son nouveau film, il ne s’agit évidemment pas d’un remake du film d’horreur canadien, mais d’un film d’époque ! Les années 20 pour être plus précis et il y a une sombre histoire d’enlèvement ou d’échange d’enfant, des policiers corrompus, et d’autres sordides péripéties ! On sent qu’après ses films de guerre un peu lourd, Eastwood revient plutôt vers un film abrupte façon "Mystic River", et on est bien content !
Adoration de Atom Egoyan

Le réalisateur canadien probablement le plus funky et le plus connu après Cronenberg. C’est aussi un des habitués de cannes car a déjà eu 4 films en compétitions ! Comme Clint en fait, mais avec plus de succès de ce dernier puisqu’il a empoché le prix du jury pour « de beaux lendemains » et le prix de la critique pour ce même film mais aussi « Exotica ».
On ne peut d’ailleurs que recommander « De beaux lendemains », un film où tous les enfants d’une ville avaient crevé suite à un accident de car ! C’était ballot ! Et si on rigolait pas tous les 5 minutes, ça ne versait pas non plus dans le mélo, en plus il y avait de la neige, c’est beau la neige. "Exotica", lui était plus classique dans la filmographie d’Egoyan, c’est à dire, des films très ludiques, avec des récits non-linéaire mais facile à suivre, parce que c’est pas Lynch non plus. Et surtout c’est des histoires souvent assez salaces. Dans "Exotica", il s’agissait d’une intrigue tournant autour d’un club de strip-tease, avec des morceaux de chantage, de deuil et de jalousie. Et bien sûr de Strip-tease :
"Adoration" à lui aussi de quoi séduire, en tout cas c'est une de mes plus grosses attentes, avec une histoire d’un ado passant sur son temps sur le net à faire le fake. C’est un peu léger au premier abord, surtout pour avoir la palme, mais ça peut quand même être marrant.

Passons rapidement sur Garrel dont je connais très mal les films, n’ayant vu que « Les amants réguliers », un film de 3 heures sur Mai 68. La première partie très réussit avec une brillante utilisation du noir et blanc, mais la seconde… Et bien le problème avec les films en noir et blanc, surtout quand c’est du noir vachement sombre, c’est que ça endort, alors un film de 3 heures, voilà quoi….
En tout cas, C'est la première fois que Garrel présente un film à Cannes, étant plutôt habitué à la Mostra de venise. Je ne peux pas dire que le synopsis du film présenté soit franchement attirant, il est question d’une star vivant seul chez elle qui devient l’amante d’un photographe venu faire un reportage. Ca ressemble à du "Sunset Boulevard" (jusque dans le titre) quoi. J’aurais préféré que ça rappelle surtout les "Aux frontières de l’aube" le film avec des vampires rock, mais faut pas rêver non plus, y aura pas de vampires. :(

Mon réalisateur français préféré de la sélection (et presque préféré tout court). Spécialisé dans le réalisme sociale, il avait fait un film touchant avec « Ressource Humaine », où un jeune futur DRH en stage était tiraillé entre le patronat et les ouvriers (parmi lesquels, son père). Il y avait aussi « Vers le sud », qui s’intéressait au tourisme sexuel féminin, mais qui peinait à prendre de l’ampleur en s’attachant trop à ses personnages.
Il avait par contre fait un film stupéfiant AMHA, « L’emploi du temps », qui prenant le thème de « l’adversaire », un type qui n’avoue pas à sa famille, ni à ses amis qu’il a perdu son boulot, et se retrouve dans toute sorte de situations dramatiques et cocasses, mais surtout dramatique. Par rapport à « l’adversaire » de Nicole Garcia , qui cherchait peut-être trop à expliquer les raisons de son acte final ; on avait un film plus vivant, et plus attachant.
En tout cas, pour « Entre les murs » il s’agit d’une adaptation d’un livre de François Bégaudeau ayant reçut de bonnes critiques, traitant des difficultés d’enseignement dans un collège de ZEP. Sujet abondamment réalisé aux USA mais assez peu en France, il me semble (il y a certes l’excellent « être et avoir », mais bon, il y peu de trafic de coke en primaire…). Un autre film que j’attends impatiemment en tout cas.
Héhé pour Entre les murs, la classe en ZEP est dans un collège voisin de mon écolé, et la fameuse classe et les profs vont apparemment monter les marches, la classe^^ Bon moi je verrai pas tout ça, puisque j'ai pas de télé, par contre, j'ai vraiment hâte de voir le film, mais il ne sort qu'en octobre 
J'adore l'image d'Entre les murs justement. Pourvu que Eastwood ne gagne rien.