Les origines de la sophrologie : un peu d’histoire

Les origines de la sophrologie : un peu d’histoire

La sophrologie est une méthode de relaxation et de conscience de soi à travers la pratique d’exercices de respiration, d’hypnose et de travail de l’esprit.

Beaucoup de questions circulent sur cette méthode, depuis du très terre-à-terre (« est-ce que la sophrologie est remboursée par la sécurité sociale ? ») jusqu’à des questionnements plus théoriques voire plus historique.

Mais quelle est l’origine de cet ensemble de techniques, dont la popularité ne fait qu’augmenter auprès des personnes à la recherche de médecine douce ?

Caycedo et l’origine de la sophrologie en 1960

Le terme sophrologie est introduit en 1960 par le médecin psychiatre Alfonso Caycedo, né en Colombie en 1932. Il s’agit d’un néologisme composé de trois mots grecs : « sos » qui désigne l’harmonie, « phrén » qui signifie l’esprit ou la conscience, et « logie » qui veut dire science.

Il désigne à l’origine l’ensemble des méthodes d’hypnose et leur usage pour améliorer la santé du patient. Rapidement, sous l’impulsion de Caycedo, la sophrologie s’enrichit de diverses philosophies et pratiques orientales comme le yoga et les méthodes zen, pour devenir ce qu’on appellera la sophrologie caycédienne. Cette discipline reste la plus courante aujourd’hui, même après le décès de Caycedo en 2017.

Évolution de la sophrologie dans les années 80 : moins d’hypnose, plus de méditation

S’il a toujours été question dans la sophrologie d’harmoniser l’esprit et le corps, l’hypnose était à l’origine la principale technique utilisée. Au fil des ans, Caycedo estime que l’état d’hypnose n’est pas suffisant pour améliorer la conscience du corps et atteindre un niveau de relaxation suffisant. Il développe alors des exercices de méditation, de respiration, et la sophrologie caycédienne devient si populaire que Caycedo ouvre plusieurs écoles en Andorre qui offrent une formation aux aspirants sophrologues.

D’autres courants de sophrologie voient le jour à partir de la fin des années 80, et chaque sophrologue est libre de se revendiquer de l’une ou l’autre des méthodes, qui partagent toutes le même esprit et tentent de réduire le stress lié à la vie de l’homme moderne.