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Les Français, radins ou malins ?

L’IFOP a publié il y a quelques mois une étude intitulée « Les Français sont radins et l’assument ». Cette étude des comportements, passionnante d’un point de vue sociologique est également extrêmement instructive pour tous les acteurs du commerce.

Radin ou Économe ?

Il faut pourtant débuter par une précision importante : à partir de quel moment est on radin ? L’exemple classique de celui qui oublie toujours ses moyens de paiement lorsqu’il sort en groupe ne prête pas à confusion. Mais qu’en est-il des millions d’entre nous qui font en sorte d’optimiser leurs dépenses ?

Dans les deux cas on cherche à dépenser le moins possible mais la majorité des Français n’est pas vraiment avare, ils ne refusent pas de dépenser de l’argent. Ils veulent simplement trouver les meilleures occasions, ne pas acheter au prix fort. Ils veulent « en avoir pour leur argent ».

L’objectif final c’est de tirer le maximum de ses ressources. C’est ainsi que 78% des Français passent du temps à chercher les bonnes affaires. Ils sont même souvent prêts pour cela à différer leurs achats.

Radin ou Malin ?

L’économie circulaire a le vent en poupe. Les vêtements, les objets, se revendent et s’échangent, augmentant leur durée de vie (voir un article ici sur les astuces pour bien vendre sur Ebay). Les systèmes de troc de compétences ou de services sont de plus en plus efficaces. Ils fonctionnent maintenant à la fois de manière locale mais également à distance.

De plus en plus de gens fabriquent eux même leurs produits cosmétiques ou d’entretien, optimisant le rapport qualité-prix de ce qu’ils utilisent. Plus généralement l’engouement pour le DIY (do it yourself) et le fait maison touche de plus en plus de secteurs de consommation courante. Il ne s’agit plus simplement de faire des guirlandes ou du scrapbooking mais de produire soi-même ses champignons, sa bière, ses vêtements, son énergie… De nombreux sites référencent ce qu’il est intéressant de Faire soi-même versus acheter. 

L’avenir des radins

C’est un fait, le contexte est favorable aux radins. Les comparateurs de prix sont partout. Les sites de vente d’occasion se multiplient et prennent de l’ampleur. Les voyagistes spécialisés dans les départs de dernière minute ou à prix cassés concurrencent sérieusement leurs ancêtres « classiques ». Les sites de réduction référençant les restaurant, les coiffeurs… fleurissent.

De nombreuses applications récentes sont le reflet de cette tendance. L’intérêt pour les bonnes affaires se conjugue au refus du gaspillage. Cela donne naissance à des systèmes de mise en relation de distributeurs à consommateurs pour brader les invendus plutôt que de les jeter.

L’effet pervers évident c’est que les fausses ristournes se multiplient. Plus les réductions affichées sont hautes plus les prix de base sont gonflés. C’est un phénomène bien connu au moment des soldes. Pourtant certains sites ont fait leur succès avec des coupons de services à – 80 ou – 90%. Mais le consommateur français, radin mais pas dupe, délaisse de plus en plus ces soi-disant sites de bonnes affaires. Il se méfie des événements comme le Black Friday.

Le radin 2.0

Le français, radin et malin, cherche, fouille, guette, traque. Il apprend à multiplier les sources, à vérifier. Si c’est moins net chez les plus de 50 ans qui éprouve plus de difficultés à s’approprier les recherches sur internet c’est pourtant très net chez les plus jeunes. Plus de 80% des moins de 25 ans cherchent systématiquement l’achat optimal.

Ainsi les Français développent un principe de méfiance et ne prennent pas le prix affiché comme une donnée acquise. Finalement, ils ne veulent plus être des moutons, floués par la publicité et les distributeurs qui font des marges colossales. Serait-ce le début de la fin de la surconsommation ?

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Créer un espace de travail quand on est freelance

L’entrepreneur freelance peut travailler depuis son domicile personnel dans son salon aussi bien que dans des locaux professionnels en location, depuis un local qu’il aurait acheté, depuis un espace de coworking, etc. Le freelance est libre d’organiser ses horaires de travail comme il le souhaite. Depuis son bureau jusque la banque, tout peut être virtuel quand on est freelance 😉

Séparer espace de travail et lieu d’exercice de l’activité du freelance ?

En France, le freelance est dans l’obligation de fournir l’adresse de domiciliation de son entreprise. Elle est identifiée comme le siège social de ladite entreprise et transmise au CFE ou auprès du greffe du Tribunal de Commerce dans le dossier de demande d’immatriculation (tous statuts juridiques confondus).

Le freelance peut légalement différencier son siège social de son lieu d’activité. C’est alors l’adresse du siège social qui figure sur tous les documents de l’entreprise ainsi que sur le site internet et toutes les publications web en dehors du site.

Pour beaucoup de tiers de l’entreprise, l’adresse du siège social valorise ou non cette dernière. Disposer de bureaux sur Paris inspire la confiance tandis que si ces mêmes bureaux sont situés dans une lointaine banlieue, l’état d’esprit vis-à-vis de cette domiciliation n’est plus du tout la même.

Se créer un espace bureau confortable quand on est freelance !

Installer son espace de travail à la maison

Si le freelance décide d’installer son espace de travail à domicile, il accepte de mêler vie personnelle et vie professionnelle et de se couper de contacts professionnels essentiels au développement de son activité.

Alors, s’il opte pour ce choix, le freelance doit être exigeant : pièce séparée du reste de la maison (réception des clients, fournisseurs, financiers, etc.), mobilier adapté (bureau, chaise), proximité d’une fenêtre (lumière naturelle), connexion wifi performante, etc. Une machine à café peut compléter cette installation et apporter la touche détente nécessaire pour une rentabilité et une concentration maximum.

Installer son espace de travail dans un espace de coworking

Le freelance peut choisir d’installer son espace de travail de façon aléatoire et temporaire (à la journée) dans un espace de coworking qu’il partage avec d’autres entrepreneurs (open space).

Les soirées « réseau » sont une aide précieuse pour le freelance qui cherche d’éventuels conseils. Les thèmes abordés sont précieux pour l’indépendant qui débute : choix d’une banque professionnelle (agence bancaire en ligne, banque numérique ou néobanque), place des freelances dans l’environnement des grandes entreprises, rester indépendant ou chercher des associés, statut juridique, etc.

L’inconvénient majeur des espaces de coworking est de ne pas avoir un bureau de libre en fonction de son heure d’arrivée.

Installer son espace de travail dans une pépinière d’entreprises ou une couveuse d’entreprises

La pépinière d’entreprises est sécurisante pour le freelance qui cherche à se créer un espace de travail mais il risque d’être au contact d’entrepreneurs aguerris, formant un public aux préoccupations différentes.

A l’inverse, les couveuses d’entreprises réservent principalement leurs espaces aux freelances indépendants.

Installer son espace de travail chez un client

Le freelance qui s’installe chez un client doit éviter de travailleur sur plusieurs missions. Attention, le propre du freelance étant de rester indépendant, il faut éviter l’apparition d’un lien de subordination. Le freelance utilise les ressources de son client mais ne dispose que d’un bureau de passage. Cette situation n’est certainement pas viable pour le freelance sur le long terme.

Installer son espace de travail dans un local professionnel

En location, en ayant signé un bail commercial, ou propriétaire en ayant contracté un prêt bancaire, le freelance prend des risques financiers qui ne sont pas toujours justifiés.

La taille du local professionnel doit être fonction du métier du freelance et de la présence ou non de matériel (stock).

Installer son espace dans une société de domiciliation commerciale

Le freelance qui décide de situer son siège social dans une société de domiciliation commerciale opte pour le choix sans inconvénients : l’adresse est souvent prestigieuse et les services offerts sont de nature à aider le freelance dans son organisation (conseils juridiques, financiers et comptables).

Installer son espace de travail dans un café

Solution temporaire, pour quelques heures ou une journée tout au plus car le freelance qui travaille dans un coin d’un café n’est vraiment pas à sa place. Il subit une ambiance qui n’est pas favorable à une réelle concentration.

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Devenir freelance pour vendre ses créations : les 3 étapes clés

vous avez fait le choix de devenir freelance indépendant pour réaliser la vente de vos créations. Pourtant, le fait d’exercer en tant que freelance ne confère aucun statut juridique à votre activité commerciale, ce qui pourtant, est obligatoire en France.

Etape No 1– Faire le choix de son statut juridique

Le freelance étudie les différents statuts juridiques et analyse leurs répercussions sur son statut fiscal et sa couverture sociale. S’il écarte l’auto-entreprise (micro-entreprise) pour éviter le plafonnement de son chiffre d’affaires et qu’il souhaite créer une société commerciale pour acquérir de la crédibilité dans son activité de vente, il doit choisir entre SASU (Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle) et EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée).

SARL vs SASU : quel choix le freelance va-t-il faire ?

Les charges sociales personnelles sont plus élevées pour le freelance, en étant associé unique et président d’une SASU que Travailleur Non Salarié (TNS) (gérant majoritaire) d’une EURL. En effet, le freelance est alors salarié de la SASU et affilié au régime général de la Sécurité Sociale, il bénéficie donc d’une meilleure couverture santé.

En outre, depuis la Loi de finance de 2013, les dividendes versés au(x) gérant(s) de SARL sont fréquemment soumis à cotisations sociales, ce qui n’est pas le cas pour les dividendes versés au freelance dans la SASU.

Finalement, le freelance bénéficie de deux avantages supplémentaires en optant pour le statut de SASU :

  • la souplesse de fonctionnement de la société et donc de rédaction des statuts sociaux, et
  • la séparation entre son patrimoine personnel et celui de la SASU : le freelance n’est tenu responsable des dettes de la société qu’à hauteur de ses apports.

Etape No 2 – Rédiger les statuts sociaux de la SASU

Une fois que le freelance a choisi le statut juridique de sa société, il doit en rédiger les statuts sociaux. C’est la seconde étape en tant que freelance pour la vente de ses créations.

Dans le projet futur d’ouvrir son capital social pour évoluer vers une SAS et même si la souplesse des statuts de la SASU l’en dispense, le freelance peut insérer des clauses telles que : agrément pour les nouveaux actionnaires, description des modalités pour prendre les décisions, etc.

Pour autant, le freelance doit savoir tirer partie de cette souplesse dans l’organisation de la société, sans tomber dans un trop grand flou, qui serait néfaste pour l’avenir de l’entreprise.

Etape No 3 – Ouvrir le compte en banque de la SASU

Le compte bancaire de la société doit être ouvert avant le dépôt de dossier d’immatriculation de la SASU au CFE. Ce compte est bloqué jusqu’à l’obtention de l’attestation d’immatriculation de la SASU au Registre du Commerce (Kbis).

Les banques sur internet représentent une praticité et un gain de temps indéniables pour le freelance qui se focalise sur l’activité de vente de ses créations plutôt que sur les visites dans son agence bancaire. Ces banques sont numériques ou digitales, ces dernières étant également appelées néobanques.

Le freelance doit être attentif et sélectionner celle dont l’offre de services correspond à ses besoins et à ceux de son entreprise. Qonto est par exemple une neobanque dédiée aux freelances et aux sociétés, avec une offre de services conséquente.

Une fois le compte bancaire de la société ouvert par le freelance, ce dernier y verse les fonds constituant le capital social de la SASU. La somme est bloquée jusqu’à réception du Kbis validant la création de société où elle est libérée au moins à 50%.

Lors du dépôt des fonds sur le compte de la société, le freelance fournit une « liste des souscripteurs » qui, pour le moment, ne contient que ses coordonnées ainsi que le montant de ses apports.

La SASU permettant « l’apport d’une partie des fonds en compte courant d’associé », il est intéressant de choisir une banque offrant cette alternative. La société de vente n’ayant qu’un seul associé exerçant en freelance au démarrage de son activité, les statuts n’ont pas à prévoir les pouvoirs accordés aux autres actionnaires, ni même la répartition d’éventuels dividendes.

Note, dans la mesure où les apports en nature sont inférieurs à 50% du capital social de la SASU et qu’aucun de ces apports en nature ne dépasse 30 000 euros, le freelance n’a pas l’obligation de nommer un commissaire aux comptes.

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Les travaux manuels qui grimpent

La France est l’un des pays dans lequel on pratique le plus les loisirs créatifs et autres travaux manuels en tous genres. Alors qu’il s’agit de l’activité idéale pour occuper les enfants toute l’année, notamment pendant les vacances d’été, d’automne et de Noël, cette tendance intéresse aussi les plus grands pour passer d’agréables moments en famille. S’il peut être parfois difficile de trouver des idées créatives et des astuces attractives, faisons un point ensemble sur les meilleurs loisirs créatifs, ou DIY (do it yourself) comme disent les influenceuses, à pratiquer seul à la maison ou avec vos enfants.

La couture, où l’art de manier le fil

Art ancestral déjà pratiqué par nos grands-mères et nos arrière-grands-mères avant elles, la couture est LE travail manuel des femmes depuis des siècles. Si elle tend aujourd’hui à s’adresser aussi aux hommes, et heureusement, la couture ne sert pas qu’à la conception de vêtements contrairement aux idées reçues, puisqu’elle concerne tout ce qui se rattache au tissu, y compris pour la déco de votre maison. Grâce à son faible coût de production, la couture est une activité que vous pouvez partager en famille avec vos enfants, dans la limite évidente d’un âge minimum.

Le scrapbooking, pour personnaliser tout ce qui peut l’être

À l’origine, le scrapbooking était une activité de personnalisation des albums photo et des carnets en tous genres. Toutefois, depuis plusieurs années, c’est un loisir qui se décline aussi sur les cadres, les tableaux, les boîtes à bijoux, les nids d’oiseaux en bois, les meubles et même les miroirs. En tête des tendances créatives préférées en France depuis longtemps, le scrapbooking propose une multitude d’accessoires et d’objets adaptés en magasin, du papier imprimé au pochoir, en passant par les tampons encreurs, les rubans et les boutons de décoration.

L’upcycling, pour redonner vie à vos vieux objets

L’upcycling est un terme galvaudé, qui signifie tout simplement « recyclage » de déchets ou de vieux objets. Pour la déco de maison, il s’agit donc de rénover les vieux meubles, en utilisant du tissu, de la peinture, des pochoirs et toutes sortes d’accessoires de décoration. Très tendance pour son aspect écologique et économique, l’upcycling permet aux amateurs de flâner dans les marchés aux puces, les braderies et les brocantes, pour trouver une pièce rare à raviver ou simplement quelques idées.

Le tricot, pour créer ses propres vêtements

Sur le même créneau que la couture, le tricot est presque un art millénaire, ancré dans chaque famille de génération en génération. S’il a connu une perte de vitesse au début des années 2000, les inquiétudes écologiques et le contexte économique l’ont fait renaître de ses cendres. Devenu une tendance de mode depuis peu, le tricot inspire aujourd’hui les couturiers et stylistes du monde, qui utilisent la laine pour confectionner leurs créations.

L’origami, pour faire des avions de papier

À la veille de Noël, vous cherchez peut-être un moyen original de faire votre décoration de table et de maison. Dans cette optique, pourquoi ne pas essayer l’art de l’origami ? Si en théorie l’origami consiste en un simple pliage de papier, la pratique est bien plus compliquée. En jouant avec les formes et les couleurs, il est possible d’obtenir des créations de toute beauté, qui agrémenteront très joliment votre déco de Noël.